Trafic aéroportuaire : ADC s’envole vers la modernité

Depuis peu, l’entreprise dispose d’un matériel de pointe pour la gestion des plateformes aéroportuaires du Cameroun selon les normes et standards internationaux.
40 charriots porte-conteneurs, 26 charriots porte-palettes de 20 pieds, 15 charriots porte-bagages, 2 charriots porte-bagages vrac couverts et 30 bancs de stockage de conteneurs, un Ground Power Unit (générateurs externes d’énergie qui permettent le démarrage des avions), des Air Conditioning Unit (groupes de climatisation mobiles) et un important lot de pièces de rechange de première qualité. La cargaison, sortie tout droit des usines de Miloco production, situées à Glomol (France), vaut environ 760 millions FCFA. Elle vient d’être acquise par ADC (Aéroports du Cameroun) au profit de 4 espaces aéroportuaires (Douala, Yaoundé-Nsimalen, Garoua et Bamenda).

Sur un air de reprise du trafic avec l’assouplissement de la mesure préconisant la fermeture des frontières, ADC a pensé à outiller son personnel sur les modalités d’exploitation des matériels. L’entreprise à capitaux publics a instauré des modules de formation axés sur la sensibilisation à la sureté selon les exigences de l’OACI (Organisation internationale de l’aviation civile). Concrètement, il s’agit des formations règlementaires, celles des métiers, des conférences et des colloques.

Vision
Franck Oyono, chef du service sureté et sécurité incendie à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen, inscrit cette vision avant-gardiste dans le cadre du plan de réhabilitation des aéroports du Cameroun, décliné en Plan stratégique 2017-2022. Il y a quelques mois, ce dernier a permis l’acquisition de 1396 sièges pour les salles d’embarquement des aéroports de Douala, Yaoundé-Nsimalen, Garoua et Bamenda. Sur ces différents sites, ADC consacre de gros moyens financiers. Plusieurs réalisations observables donnent déjà satisfaction, notamment avec la rénovation des chaussées aéronautiques de l’Aéroport international de Douala, la mise à niveau et l’informatisation du service fret.

D’un montant de 4,4 milliards FCFA financé par l’AFD (Agence française de développement), la réfection de l’aérogare, la rénovation de la piste d’atterrissage et du bâtiment principal ont débuté en 2016. Ces investissements ont deux principaux objectifs: renforcer la sécurité et la sureté de l’aéroport, en conformité avec les exigences internationales de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) et d’IATA (Association internationale du transport aérien); améliorer la rentabilité de l’exploitation de l’aéroport par une réduction des couts d’exploitation de la piste, et une augmentation de la performance opérationnelle et des recettes extraaéronautiques.
ADC est engagée, depuis quelques années, dans un vaste chantier de modernisation et de rénovation de son patrimoine. La direction générale de la société entend ainsi donner un visage futuriste aux différentes plateformes aéroportuaires du Cameroun, dans le but de les arrimer aux normes et standards internationaux. ADC mise alors sur le confort des usagers et fait de l’amélioration des conditions de travail de son personnel son leitmotiv. Il est dès lors question pour le top management de positionner les principaux aéroports du Cameroun comme des destinations sûres.

Cindy Michèle Manetsa (stagiaire)

SABC : le lavage des mains comme obsession

Du 5 au 15 mai 2020, dans les principaux marchés du Cameroun., l’entreprise citoyenne organise une vaste campagne structurée autour de cette règle d’hygiène.

 Face à la pandémie mondiale de Covid-19, le Groupe Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (Groupe SABC) a décidé de se tenir aux côtés des populations camerounaises. Et mieux qu’une présence passive, la société brassicole a entrepris une série d’actions citoyennes. Un vaste programme visant à apporter sa contribution au gouvernement et à protéger son écosystème est ainsi en cours d’exécution depuis le début du mois. Pour l’essentiel, le programme s’articule autour des mesures barrières édictées par le gouvernement et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Et de fait, depuis le 5 mai dernier et ce jusqu’au 15 mai prochain, le Groupe SABC entend doter « les principaux marchés des 10 régions du pays de stations de lavage des mains, en plus d’une campagne de sensibilisation au respect des règles d’hygiène », conformément à son plan de campagne.

Priorité aux marchés

Les marchés constituent les principaux lieux de brassage des populations. À ce titre, ils représentent « des lieux à haut risque de contamination ». C’est en tout cas la conclusion à laquelle est parvenue l’entreprise citoyenne. Consciente dès lors de son leadership social, de sa proximité avec sa clientèle et de la responsabilité sociale et sociétale qui est la sienne, la société brassicole a ouvert depuis le 5 mai dernier les vannes de sa générosité et de sa solidarité. Depuis lors en effet, elle a débuté son programme d’équipement des principales plateformes en stations de lavage des mains. À date et suivant son planning, plus de 60 dispositifs ont déjà été installés à Douala, Yaoundé, Bafoussam, Bamenda et Ebolowa. À partir du 12 mai prochain, les villes de Kumba, Kribi, Limbé, Garoua et Maroua recevront les leurs, soit environ 26 stations de lavage des mains. Pour leur part, les villes d’Edéa, Nkongsamba, Bertoua et Ngaoundéré n’en seront pourvues que lorsque les mairies auront exprimé leurs besoins en la matière.

Réactivité

Le Groupe SABC n’a pas attendu longtemps après la détection des premiers cas pour se manifester et apparaitre aux yeux de tous comme la première entreprise citoyenne au Cameroun. Ainsi que le fait opportunément observer la direction de l’entreprise, « les premiers cas de Covid-19 sont arrivés au Cameroun le 6 mars et les premières actions du groupe ont démarré le 24 mars en direction des hôpitaux et prisons ». À ce jour, 33 structures hospitalières et 28 pénitenciers ont déjà bénéficié des largesses du Groupe SABC. Sans tenir une comptabilité stricte, l’entreprise a indiqué avoir mis à la disposition de ces structures un ensemble de matériel comprenant : «30 000 gants d’examen, 3400 masques chirurgicaux, 1500 litres de gel désinfectant, 1200 bidons d’eau de javel de 5L chacun et 1000 charlottes ». Toujours selon la société brassicole décidément en phase avec sa vision, ses missions, ses valeurs, ces établissements hospitaliers et pénitentiaires ont également reçu «600 combinaisons de protection, 50 thermomètres flash, 330 cartons de savon de 400g, environ 20 000 morceaux, 615 sacs de riz, mais aussi 1710 bidons d’eau minérale Vitale, 1000 packs d’eau Aquabelle et 1850 packs de boissons gazeuses ».

Le groupe SABC, c’est vous

Le vaste programme de lavage des mains en cours jusqu’au 15 mai prochain s’inscrit dans le cadre de la nouvelle campagne institutionnelle baptisée « Le Groupe SABC c’est vous ». En plus de mettre en valeur sa vision, ses valeurs et sa proximité vis-à-vis de sa clientèle, la campagne institutionnelle vise un public encore plus large. On retrouve alors parmi ses cibles les super maires de villes, les maires d’arrondissement, les communautés locales, les médias, les personnels de santé et les administrations. Pour autant, le Groupe SABC ne peut pas être accusé d’élitisme. Il cible également les commerçants, ses consommateurs, ses fournisseurs locaux et évidemment le grand public. Les nombreuses actions qu’il entreprend au quotidien dans le cadre de cette campagne n’excluent pas non plus ses actionnaires et son propre personnel. Pour chacune de ces cibles, la société brassicole a prévu une campagne sur mesure avec des actions adaptées à chaque catégorie sociale. Dans l’ensemble toutefois, les actions en question intègrent «la distribution des dépliants, la sensibilisation au port du masque et au respect des règles barrières, la prise systématique de la température, la mise en place de nouvelles mesures de fonctionnement dont le télétravail et la distribution du matériel médical et de protection ».

 

Théodore Ayissi Ayissi (stagiaire)

Lutte contre le coronavirus

La CRC à cœur battant pour les malades et les volontaires

Au milieu des ravages causés par le Covid-19, la branche camerounaise de l’institution humanitaire exalte l’importance des bénévoles engagés dans la croisade contre la pandémie.

 

Ce 8 mai 2020, la Croix rouge Camerounaise (CRC) sacrifie au rituel de la commémoration de la Journée internationale de la Croix rouge et du Croissant rouge. À Yaoundé comme partout dans le monde entier, on ne fait pas du bruit cette 73e édition de l’événement. Contrariés par la pandémie du Covid-19, les carillons et les sirènes habituels sont en veilleuse. À proprement parler, pas d’incantation festive dans la capitale camerounaise cette année.

Au moins, inspirée du contexte de la pandémie du coronavirus à l’échelle du Cameroun, l’offre événementielle de la CRC se décline en une remise de dons à l’hôpital central de Yaoundé. Fruits de l’élan de cœur du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) et de la Fédération internationale de la Croix rouge et du Croissant-rouge (FICR), lesdits dons sont destinés aux personnels médicaux et aux pensionnaires du pavillon de prise en charge dédié aux malades atteints de Covid-19. Remis au Pr Pierre Joseph Fouda, le directeur de l’hôpital central de Yaoundé, le package est constitué de savon liquide, lunettes de protection, gants d’examen, blouses d’isolation, combinaisons, masques de protection respiratoire, tabliers chirurgicaux, solutions désinfectantes pour les mains, pulvérisateurs à dos pour insecticide, brancards rabattables et matériels de ménage. Cécile Akame Mfoumou préside la cérémonie. Dans son propos de circonstance, la présidente nationale de la CRC rappelle que le geste de ce jour est à lire dans le cadre des missions de l’institution humanitaire.

L’occasion se prête également pour chanter un hymne particulièrement appuyé aux volontaires et secouristes engagés à la sensibilisation des populations pour barrer la route au Covid-19. Considérés comme chevilles ouvrières de la mise en œuvre du plan de riposte contre la pandémie, ces personnages sont quotidiennement mobilisés. Ils sont des passeurs d’information, de formation, de communication. Concrètement, ils sont impliqués dans la sensibilisation via des tricycles sonorisés diffusant des messages sur la pandémie, des discussions de groupes dirigées avec les communautés (groupes, associations, leaders, etc.) et des émissions radio interactives qui permettent de recueillir les feedbacks des communautés sur le Covid-19 et de leur donner des informations utiles. En cette 73e édition de de la Journée internationale de la Croix rouge et du Croissant rouge, l’idée est d’exalter, dans une continuité dans les idées et les approches, leur participation aux missions de la CRC.

Créée en 1960, la CRC dispose de 58 comités départementaux et 320 comités d’arrondissement disséminés sur l’ensemble du territoire. À ce jour, elle a formé 35.000 secouristes actifs et expérimentés.

 

Jean-René Meva’a Amougou

Ebolowa: L’Hôtel du Comice opérationnel

Le Premier ministre, chef du Gouvernement Joseph Dion Ngute a procédé à son inauguration le 30 janvier 2020.

Implanté à l’entrée nord de la ville d’Ebolowa (région du Sud), le nouvel établissement hôtelier à capitaux publics est construit sur plus de 2400 m². L’infrastructure compte une centaine de chambres, des restaurants, des salles de conférence, des aires de jeux et un vaste parking. C’est un joyau architectural R+6 qui d’ailleurs devra être classé «4 étoiles». Ce statut est conféré grâce à un restaurant avec une vue panoramique, une fosse d’épuration des déchets, une chaîne de traitement des eaux usée, un bar grill, un forage industriel, 1 casino, 2 bars, 1 infirmerie, 5 suite juniors et 2 suites présidentielles. Le joyau architectural, autrement appelé «l’Hôtel Bengo’o» (du nom de la petite rivière qui serpente la vallée où se dresse ce complexe hôtelier) a été bâti grâce à un investissement de 15 milliards FCFA.
Lors de l’inauguration, Joseph Dion Ngute, le premier ministre, a souligné l’importance de ce cadre, construit grâce à la coopération sino-camerounaise. «Cet hôtel vient rehausser l’offre hôtelière de la région et du Cameroun, au moment où le pays s’apprête à organiser deux grands événements sportifs africains que sont le CHAN 2020 et la CAN 2021», a-t-il souligné d’emblée, avant d’insister sur les impacts économiques de l’ouvrage. Le premier ayant trait à l’intégration régionale. «La région du Sud est limitrophe d’au moins trois pays frères en Afrique centrale. On doit donc en tirer profit pour jouer notre rôle de catalyseur de l’intégration sous régionale», a martelé le représentant du chef de l’Etat.
Démarré Le 16 septembre 2010  en prélude à l’organisation du comice agropastoral d’Ebolowa de 2011, le chantier a connu beaucoup de changements. En effet, la première entreprise adjudicatrice a connu des difficultés et elle a été remplacée. Il y a également eu le problème des décomptes impayés.

Agnès Pamela Akono

 

Affaires : La transformation des BVS se poursuit.

Depuis 2016, le groupe spécialisé dans la fabrication des boissons alcoolisées et jus de fruits naturels est lancé dans une dynamique de développement.

Déterminé à faire de son Groupe un acteur majeur dans le domaine de la distribution des boissons, vins et spiritueux, Guillaume SARRA a commencé par implanter dans la zone industrielle de Douala-Bassa, une usine aux standards internationaux. Depuis 2017, la structure produit des boissons dont les marques se sont rapidement imposées sur le marché camerounais. Au-delà des jus naturels, la gamme comprend le Compal, les vins Paul Arras, Vieux Papes, Chevalier de Saint Aulaire et Mimbo, ainsi que le whisky impérial Blue.

Afin de consolider cet investissement dont le montant total s’élève à près de 17 milliards de FCFA en 3 ans, le CEO  du groupe a décidé dès le 1er  Octobre 2018 de passer à la vitesse supérieure. C’est ainsi qu’il fait appel à l’expertise et à la compétence de Stéphane K. Soumahoro, un transfuge de Chevrontexaco Cameroun et de Tradex. Dès lors, il lui est confié un nouveau challenge loin des groupes pétroliers : la direction générale de BVS Distribution Cameroun dont il réussira le lancement des activités début 2019. Stéphane K. SOUMAHORO est désormais à la tête de BVS Cameroun, où il pilote une équipe de 200 professionnels Camerounais, avec un périmètre qui couvre également le Tchad et la Centrafrique.. « Notre objectif est de nous implanter durablement dans les usages de nos clients et d’être reconnus comme une entreprise de premier rang dans le secteur des boissons, vins et spiritueux en Afrique. Nous y travaillons sans relâche », affirme-t-il.

Au vu des performances réalisées au bout d’un an à la tête de cette entité,  Guillaume Sarra décide désormais de lui remettre les clés de BVS  au Cameroun. Sa vision est claire : il s’agit pour lui de « s’entourer des meilleurs pour devenir le meilleur ».

Pour Stéphane K. Soumahoro, cette nouvelle mission constitue un challenge pour lequel il se sent honoré. Conscient de la confiance placée en lui par Mr et Mme SARRA, il se dit déterminé à déployer tous les efforts nécessaires pour atteindre et consolider l’ambition du groupe BVS ; Il s’agit de fournir un service innovant et dynamique pour mettre à la disposition du grand public au Cameroun et en Afrique, une offre de produits de qualité à des prix attractifs.

Il faut préciser que Stéphane K. Soumahoro est Ivoirien naturalisé Camerounais depuis 2007 par le biais du mariage.

Alain Biyong

GRAND PRIX SITA BELLA

Le Grand Prix Sita Bella (du nom de la première journaliste femme du Cameroun) vise à récompenser les meilleurs articles de presse écrite (en anglais ou en français) rédigés par  des étudiant.e.s de Premier cycle en Journalisme des institutions privées et publiques du continent africain, principalement pour des catégories «! Enquête! » et «! Reportage! ». Les règles de participation au concours sont les suivantes :

  • Chaque candidat.e propose, dans l’une des deux catégories, un seul texte original;
  • Tout plagiat sera considéré comme disqualifiant;
  • Le texte proposé ne doit pas excéder 6.000 signes;
  • Les auteur.e.s gardent le copyright sur leur textes;

Envoyer son texte exclusivement par voie électronique à l’adresse :  tmi2mc.concours@muntu-institute.org avec la mention en objet : «! Grand Prix Sita  Bella!»;

  • La date-limite d’envoi des textes est fixée au 8 décembre 2019 à minuit;
  • La décision du jury du concours sera rendue le 14 décembre 2019 à Yaoundé lors de la clôture des travaux des Journées Citoyennes de la Presse organisées par 2MC (Association Médias, Médiations et Citoyenneté) avec le partenariat de The Muntu Institute (African Humanities and Social Sciences) et de la FPAE (Fondation Paul Ango Ela).

 

Marché de l’investissement (MI) 2019 : PME et Financiers, sans entraves

Problème d’accès au crédit bancaire, manque de fonds propres: les petites et moyennes entreprises camerounaises peinent à se financer. Les 27, 28 et 29 novembre 2019 à Douala, l’Api propose un espace d’accompagnement ciblé.

Parce que longtemps entraînés par les vents dévastateurs de la crise économique, tous les indicateurs de l’économie camerounaise étaient quasiment au rouge, à cause (entre autres) d’un repli très fort de l’investissement. Certains opérateurs ont disparu, d’autres se sont repositionnés sur des niches. Au-dessus de tout, les entreprises étaient pénalisées par l’absence d’une offre de relance, les banques étant restées frileuses pour leur prêter de l’argent. Pour les autorités locales, ce triste épisode a servi de leçon. Elles ont, en mai 2016 à Yaoundé, organisé la Conférence économique internationale. Intitulée «Investir au Cameroun, terre d’opportunités», la rencontre avait traduit la maxime: après la pluie vient le beau temps. Traduction: l’économie camerounaise a souffert de la crise, mais désormais, elle n’en propose pas moins un profil intéressant pour les investisseurs.

En rapport avec ses missions organiques telles qu’énoncées dans le décret n°2019/074 du 18 février 2019 portant sa réorganisation et son fonctionnement, l’Api (Agence de promotion des entreprises) a pris le taureau par les cornes. Son mantra est la relance de la croissance par l’investissement. À l’aide des mesures pragmatiques, l’heure est à l’investissement privé et public pour redonner confiance aux partenaires financiers. En un mot, «sortir du trou d’air qu’a connu l’économie camerounaise», c’est «notre impératif», répondait Marthe-Angéline Minja en novembre 2017. Cette année-là, le directeur général de l’Api pilotait la première édition du marché des investissements.

Cette année encore, le rendez-vous occupe le sommet de l’agenda de la seconde édition du Cameroon Business Forum (CIF) les 27, 28 et 29 novembre 2019 à Douala. À la Maison du parti de Bonanjo, pouvoirs publics, entrepreneurs, patrons de PME et le secteur financier (les banques, les assurances, le capital-risque…). Tout ce petit monde est mis autour d’une table pour discuter de ce qui a été fait ces deux dernières années (notamment les facilités données aux assureurs pour investir dans les entreprises…), de voir ce qui peut être amélioré dans la distribution des crédits, et réfléchir aux moyens de faire sauter les verrous qui coincent toujours.

Le plan décrit par les organisateurs du CIF est de lever les réticences des investisseurs privés. Dans un contexte de globalisation croissante des économies, consécutive au démantèlement progressif des barrières tarifaires et non tarifaires au niveau national, l’Api compte tirer le plus grand profit des opportunités offertes par cette donne pour continuer à œuvrer résolument à la mise en place au Cameroun d’un cadre d’investissement favorable. Elle est consciente de ce que les besoins de développement du pays tels qu’énoncés sommairement supra requièrent la mobilisation d’une masse importante de ressources dont ne dispose à l’heure actuelle ni l’État du Cameroun ni le secteur privé national. D’où l’impérieuse nécessité de recourir, aux plans national et international, à d’autres leviers de financement de l’économie locale, particulièrement les projets d’investissement.

Un espace pour trouver de l’argent

De concert avec l’Api, tout le monde le répète à l’envi: plus de 72 % du volume des transactions commerciales au Cameroun étaient assurés par les PME en 2015, et plus de 90% d’emplois étaient créés par le secteur privé (dominé à hauteur de plus de 20% par les PME). Celles-ci ne parviennent pas à grandir et pour cause, nombre d’entre elles se soucient surtout de survivre. En cause, le manque de financement de leur trésorerie, exsangue en période de crise. Pour améliorer et faciliter leur accès au crédit, depuis sa création en 2010, l’Api met en œuvre des mécanismes inédits d’accompagnement pour les aider à dynamiser leurs activités. Pour cela, l’institution s’est fixé cinq priorités: simplifier l’environnement des entreprises; soutenir l’innovation; baisser la fiscalité; relancer les exportations et améliorer le financement des PME.

C’est donc dans ce contexte qu’arrive le MI. Pour l’Api, ce gadget économique est davantage entendu comme espace de médiation du crédit pour aider les petites et moyennes entreprises confrontées à des problèmes de trésorerie ou des refus de financement. De fait, au cours du MI, tout est conçu sur une idée claire qu’il existe une guerre psychologique entre financiers et entreprises. D’un côté, les entreprises trouvent en général les banques frileuses, et de l’autre, les banquiers assurent que les projets d’investissements «bancables» trouveront toujours un financement. Tenant la métaphore des vieux couples qui se font des reproches incessants, mais doivent pourtant vivre ensemble, l’Api, à travers le MI, entend mobiliser les instruments financiers disponibles ou potentiels pour donner un souffle nouveau à l’investissement productif et engager ainsi une croissance élevée, soutenue, durable et inclusive. C’est tout le sens de la 2e édition du MI.

Bobo Ousmanou

 

Le programme de la troisième édition du CIF

Mardi 26 novembre 2019

9h-18 h00:Accueil et enregistrement des participants/ Installation des exposants sur le site du Forum.

 

Mercredi 27 novembre 2019

8h-09 h00: Accueil et enregistrement des participants/ Installation des exposants sur le site du Forum (suite).

9h-10h00: Cérémonie solennelle d’ouverture sous la présidence du Premier ministre, chef du gouvernement (PM/CG), ou de son représentant

  • Mot de bienvenue du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala
  • Allocution du directeur général de l’Agence de promotion des investissements (Api)
  • Allocution d’un représentant du secteur privé au Cameroun
  • Allocution d’un représentant des partenaires au développement du Cameroun (PNUD)
  • Discours du PM/CG ou de son représentant

10h-10h20: Photo de famille

10h30-13h: Panel de discussion ministériel:

NB: Deux modérateurs, dont un de langue anglaise et un autre de langue française

  • Résumé des Échanges par les modérateurs

13h-14h

  • Coupure de ruban symbolique
  • Visite guidée des stands de l’exposition

14h-15h00: Déjeuner

15h10-16h40: Organisation en simultané de quatre (04) panels de discussions thématiques

  • Panel n°1 «Les grands secteurs d’investissement au Cameroun: focus sur la riziculture, l’aquaculture et la maïsiculture».
  • Panel n°2: «Cap sur l’environnement des investissements: solutions préconisées pour franchir les obstacles et développer les chaînes de valeurs dans les filières ciblées».

. Panel n°3: «Financement des projets dans les filières ciblées: possibilités et conditions d’éligibilité».

Panel n°4: «Catalyser la croissance par les contrats de partenariat public privé (PPP)».

NB: Un modérateur et deux rapporteurs pour chaque panel de discussions thématique

18h-20h00: Cocktail

NB: L’espace des rencontres B To B et B To G est ouvert en continu de 8 h 30 à 18 h.

Fin de la 1re journée

Jeudi 28 novembre 2019

Marché de l’investissement:

Financement des projets d’investissement par les banques

9h-10h30: Plénières d’ouverture

  • «Les différentes offres de financement» par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) (05 minutes)
  • Interventions de partenaires financiers (SFI, Afreximbank, Alios, Afd, Bid, Bdeac, Coface, représentant d’un fonds d’investissement…) (40 minutes)
  • Intervention du président de l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun (Apeccam) ou de son représentant (05 minutes): point de vue des banques et attentes de celles-ci
  • Intervention du représentant des PME/PMI (porteurs/promoteurs de projets) (05 minutes): point de vue et attentes des opérateurs
  • Note de présentation du Marché de l’investissement par Monsieur Jean Claude EbeEvina, PDG du Cabinet BGF

(05 minutes): état des lieux, questions-réponses et pistes de solutions

  • B To B, B To C, B To G et networking entre les banques et les porteurs/promoteurs de projets présélectionnés (30 minutes)

10h30-11h00: Pause-café

11h-13h30: Marchés de l’investissement: présentation par les promoteurs, des projets sélectionnés aux partenaires techniques et financiers, suivie des échanges et des discussions

13h30-14h30: Déjeuner libre

14h30-16h30: Marchés de l’investissement (suite)

NB: L’espace des rencontres B To B et B To G ainsi que l’espace Projets sont ouverts en continu de 9 h à 18 h.

Fin de la 2e journée

Vendredi 29 novembre 2019

Marché de l’investissement

(Suite et fin)

9h-09h30: Présentation des offres de financement (suite et fin)

9h30-12h00: Marché de l’investissement: présentation par les promoteurs, des projets sélectionnés aux partenaires techniques et financiers, suivie d’échanges et de discussions (suite et fin)

12h-13h30: Déjeuner libre

14h-15h30: Cérémonie de clôture

  • Restitution et adoption des résultats des marchés sectoriels d’investissement par le rapporteur général (20 minutes)
  • Discours de clôture par le président du Conseil d’administration de l’Api (15 minutes)

À partir de 19h30 HotelSawa, Soirée de gala baptisée «La nuit des investisseurs», agrémentée d’une cérémonie de remise des «Awards»      (Participation sur invitation).

NB: L’espace des rencontres B To B et B To G ainsi que l’espace Projets sont ouverts en continu de 9h à 18h.

 

 

‘’Rechercher les points de maillage entre les entreprises et les institutions financières’’

La réflexion ici devrait porter sur les voies et moyens permettant de poser des passerelles entre les différents acteurs financiers, afin de développer une synergie partenariale. Par exemple renforcer les relations entre banques et établissements de microfinance, créer par voie de mutualisation des institutions spécialisées

Le Conseil, expert financier enseignant-associé des universités et arbitragiste CMAG/GICAM fait partie des animateurs du CIF. En avant-goût, il oriente sa réflexion sur les grands axes de son exposé.

 

 

Qu’entend-on par «marché de l’investissement»?

En général, dans le contexte économique, qui dit marché dit lieu de rencontre entre offres et demande de biens et/ou de services.

Pour revenir sur le «marché de l’investissement» (MI), il s’agit d’une des articulations ou activités du Cameroon Investment Forum (CIF), né d’un concept introduit par l’Agence de promotion des investissements (Api) lors de la Conférence économique internationale «Investir au Cameroun, terre d’attractivités» tenue en mai 2016 à Yaoundé, et approuvé par le président de la République lors de son allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie solennelle d’ouverture dudit évènement. Le MI a été repris pour la première fois dans le cadre du CIF 2017.

Pour l’essentiel et de façon concrète, l’objectif consiste à mettre face à face deux entités: d’une part, des porteurs et promoteurs de projets (privés et publics), ceci avec la facilitation bienveillante de l’Api. Cette dernière prend l’initiative de constituer à cet effet un portefeuille de projets d’entreprises en renforcement ou en situation de start up. D’autre part, des partenaires techniques et financiers (comprenant des établissements de crédit, des établissements de microfinance, des institutions financières internationales, des investisseurs institutionnels tels que la Société nationale d’investissement [SNI], la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures [CSPH], la Société nationale des hydrocarbures [SNH] et la Caisse nationale de prévoyance sociale [CNPS]).

Le système financier national, mieux le marché des capitaux local, présente un besoin critique de densification par voie de diversification des produits et services offerts.

Que répondez-vous à une certaine opinion qui peine toujours à croire que la mise en relation, d’un côté, de porteurs et promoteurs locaux de projets d’investissement, et de l’autre des institutions bancaires et financières d’envergure internationale disposant d’importantes ressources financières pour le financement de l’économie, relève de l’impossible dans le contexte qui est le nôtre?

La solution à cette problématique (relations banques-entreprises) se trouve dans (la recherche de) l’équilibre des conditions structurelles du marché concerné. En d’autres termes, étant en situation d’inadéquation caractéristique entre offre et demande, il s’agit de rechercher les points de maillage entre les entreprises et les institutions financières. Pour être encore plus simple et clair, s’il est entendu que les institutions financières disposent sans doute d’importantes ressources, les conditions d’octroi y afférentes relèvent à la fois des exigences de bonne gouvernance et de plus en plus des contraintes réglementaires.

Au-delà de la problématique d’octroi de crédit par les banques aux porteurs et promoteurs de projets, comment mobiliser les instruments financiers disponibles ou potentiels pour donner un souffle nouveau à l’investissement productif et engager ainsi une croissance élevée, soutenue, durable et inclusive?

La solution ou les pistes de solution nécessitent d’abord une certaine dose de (bonne) volonté et ensuite, de l’inventivité pour parler simple et générique. Sur un plan technique, pour ne pas paraitre naïf, la volonté se traduit par la stratégie mise en œuvre, l’inventivité tenant aux moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs stratégiques et opérationnels déclinés de la stratégie.

À titre d’illustration:

–              le système financier national, mieux le marché des capitaux local, présente un besoin critique de densification par voie de diversification des produits et services offerts. L’avènement au début des années 2000 suivi du rapide développement de la microfinance est une preuve de l’insatisfaction, tout au moins en termes volumétriques, d’une (importante) frange de la population consommatrice de services financiers. Ce mouvement se trouve renforcé par l’essor des services offerts par les opérateurs téléphoniques et autres prestataires intervenant dans le domaine de la Fintech. Il est donc question d’enrichir le paysage financier par de nouveaux acteurs susceptibles de proposer pour y répondre, aux besoins de certains segments de clientèle, on pense ici par exemple à des institutions financières spécialisées pour adresser des besoins spécifiques;

Le marché des capitaux s’avère compartimenté. La réflexion ici devrait porter sur les voies et moyens permettant de poser des passerelles entre les différents acteurs financiers, afin de développer une synergie partenariale.

–              le marché des capitaux s’avère compartimenté. La réflexion ici devrait porter sur les voies et moyens permettant de poser des passerelles entre les différents acteurs financiers, afin de développer une synergie partenariale. Par exemple renforcer les relations entre banques et établissements de microfinance, créer par voie de mutualisation des institutions spécialisées. En son temps, la SOCCA/SOCABAIL, établissement financier de crédit à la consommation, a été le fruit d’un partenariat entre banques;

–              le lancement, sur le (nouveau) marché financier Cemac, d’opérations de levées de fonds spécifiques, de manière directe ou indirecte. Ce serait par exemple pour une banque dans une stratégie d’attaque d’un secteur particulier (PMI, PMA…). Cela lui permettrait d’apporter une réponse à l’épineuse et lancinante question de l’adéquation ressource financière-nature des besoins. Par la suite, dans l’optique du développement du marché financier, il s’agira aussi d’introduire progressivement d’autres compartiments que ceux existants qui répondent exclusivement aux besoins d’une certaine catégorie d’entreprises. On peut aussi envisager, pour avoir été expérimenté ailleurs, des produits adressés à des souscripteurs particuliers, par exemple la diaspora, pour un programme tout aussi particulier.

 

Dans une tribune que vous avez publiée dans un journal de la place, vous parlez d’«inculturation financière». De façon simple, que désigne cette expression?

Faisant un clin d’œil au milieu ecclésial, j’ai voulu simplement signifier, ainsi qu’évoqué supra, l’urgente nécessité pour la place financière nationale et le secteur bancaire élargi en particulier de développer des produits et services plus adaptés aux besoins à moyen et long termes des entrepreneurs locaux. À cet égard, l’on pourrait explorer un certain nombre de pistes classiques, dont notamment la revisite des axes d’intervention de la BC-PME, l’intéressement des fonds d’investissement au financement des PME/PMI par la mise ne place d’une réglementation particulière assortie de mesures incitatives, la création des conditions idoines d’un marché boursier plus dynamique et la mise en place de mécanismes de garantie des prêts bancaires par l’État.

Interview réalisée par JRMA

 

 

« Journée Réseau »  de Tradex Cameroun S.A.

Tous en recrues d’essence. A travers tout le réseau Tradex Cameroun S.A. ce 14 novembre 2019, les hiérarchies se sont écrasées pour donner la priorité au travail.

Au sein du groupe pétrolier camerounais, la journée baptisée « Journée Réseau »  a donné à voir le déploiement de tout le personnel du sommet à la base. A la clé, une idée première: montrer qu’il n’y a pas de discontinuité entre le plus petit agent et le top management de l’entreprise. Et il y a aussi une seconde idée déclinée par Perrial Jean Nyodog : « pérenniser la relation avec la clientèle, convaincre et susciter la consommation des produits Tradex Cameroun S.A. »

En pompiste d’une journée, le directeur général a choisi d’enfiler sa combinaison dans un point de distribution de Yaoundé. A Mimboman-Sapeur, le patron de Tradex Cameroun S.A. s’est joyeusement prêté au jeu. De longues minutes durant, il a servi les usagers de la station-service.  De longues minutes durant, il s’est montré heureux de travailler dans un environnement détaché des contraintes hiérarchiques habituelles. En deux ou trois mots, Perrial Jean Nyodog a agrandi le réseau de consommateurs de Tradex S.A. Ces derniers ont d’ailleurs eu la possibilité de trouver des réponses précises aux questions spécifiques qu’ils se posent relativement aux produits et méthodes Tradex Cameroun S.A. Visiblement, cela vient à point nommé ; à  l’heure où certains usagers râlent au sujet du ratio qualité-prix des hydrocarbures.

Les priorités du Directeur Général de Tradex Cameroun S.A. sont claires : « Nous portons une attention particulière sur les produits mis à la disposition de notre clientèle .  Les transporteurs à qui j’ai posé la question de savoir pourquoi consommez-vous votre carburant ici m’ont répondu : le carburant est de bonne qualité à Tradex Cameroun S.A». Au-delà, ajoute-t-il, « ces expériences doit être interprétée comme illustrant le rôle de soutien que le management peut adopter afin de favoriser non seulement le bien-être et le moral des employés, mais aussi l’efficacité et la performance de Tradex ».

Tradex est une entreprise camerounaise, fondée en 1999 par la Société nationale des hydrocarbures (SNH) du Cameroun et des investisseurs privés et étrangers. Spécialisée à sa création dans l’importation et l’exportation des produits pétroliers et vouée à l’approvisionnement des pays enclavés de la sous-région Afrique Centrale en produits pétroliers, Tradex a progressivement diversifié son activité dès 2001, pour devenir aujourd’hui l’une des principaux acteurs de la distribution des produits pétroliers en zone Cemac.

Ayant son siège social au Cameroun, la société compte 3 filiales basées en République Centrafricaine, au Tchad et en Guinée-Equatoriale. Doté d’un réseau de stations-service en croissance, Tradex agit dans chacun de ses pays hôtes, en accélérateur de développement. Le Groupe Tradex est une entreprise en croissance, qui puise sa richesse dans l’adhésion de son personnel à des valeurs simples et cohérentes qui s’énoncent en : esprit d’équipe, culte de l’excellence, écoute client, épanouissement, esprit EHS. L’entreprise a fait de l’innovation sa culture et apporte à chaque introduction d’un produit nouveau sur le marché, la preuve de son attachement à la satisfaction des attentes du client.

En 2012, le groupe a fait son entrée dans le club restreint des marketers exerçant dans l’avitaillement des avions sur les plateformes aéroportuaires africaines.

Paméla Assou Akono

48es assises de l’UPF : La trace d’une diplomatie efficace

Pour avoir été désignée comme ville hôte de la presse francophone, pour la seconde fois en l’espace de dix ans, Yaoundé expose les leviers de sa campagne.

Plus que quelques jours, le Cameroun va abriter l’un des banquets professionnels les plus en vue au sein de l’espace francophone. Il s’agit des48es assises de l’UPF; elles sont placées sous le thème: «Journalisme d’émotion, journalisme d’information?». En conférence de presse ce 7 novembre 2019 à Yaoundé, Félix Zogo s’est montré enthousiaste en l’annonçant aux journalistes de la presse locale. On l’aura compris: en posture de président du Comité d’organisation de ladite rencontre, le secrétaire général du ministère de la Communication (Mincom) a surtout exalté l’implication des autorités camerounaises. «C’est la seconde fois en l’espace de 10 ans», a appuyé Aimé-Robert Bihina. Le président de la section locale de l’UPF a salué les efforts de la diplomatie camerounaise pour obtenir l’organisation des assises qui font la crédibilité de son pays. Selon lui, le label Cameroun a lourdement pesé lors des arbitrages entre de multiples candidatures d’envergure. «Notre pays fait office de vivier de liberté d’expression, de vivier professionnel et de laboratoire d’éclosion de la presse. Sur le plan diplomatique, c’est un atout indéniable», s’est réjoui le vice-président international de l’UPF. Occasion pour évoquer «des nuits dont on sort lessivé et qu’il faut enchaîner avec la planification de voyages à l’étranger, de réceptions d’hôtes étrangers, d’anticipations, de négociation internationale. Aujourd’hui, les retombées de ce travail sont là».
En cette rencontre professionnelle, le rédacteur en chef de la télévision nationale camerounaise voit une opportunité de rayonnement du pays. «Au moins 400 hommes et femmes exerçant au sein de l’espace francophone et plus de 200 originaires des pays comme la Serbie, la Guyane, la Thaïlande, la Géorgie, la France, la Suisse… Sur le plan diplomatique, de nombreux projecteurs seront braqués sur nous», a-t-il répété.«Précédent».
Son propos est davantage conforté par celui émis par Madiambal Diagne. «Nous avons été une première fois au Cameroun en 2009.On y avait trouvé beaucoup de bonheur. 10 ans après, nous revenons. La section camerounaise, par sa perspicacité et sa vitalité, est digne de tenir une nouvelle fois les assises», avait indiqué le président de l’UPF lors de sa visite officielle à Yaoundé en février 2019.
Celui-ci, avise Aimé-Robert Bihina, est aiguillonné par le thème inscrit à l’ordre du jour. «Aux participants de lui donner des extensions dans un cadre défini par le secrétariat général de l’UPF. On travaillera par exemple sur diverses questions en rapport avec ce thème très lié à l’actualité», a projeté le journaliste camerounais.

Bobo Ousmanou

Journées citoyennes de la presse

Intégration et 2MC liés par une convention. Les deux parties ont paraphé le document le 6 novembre 2019 à Yaoundé. Entre le journal Intégration et l’association «Médias, Médiations et Citoyenneté» (2MC), c’est désormais une affaire de partenaires.

Depuis le 6 novembre dernier, les deux parties ont décidé d’écrire ensemble l’histoire des Journées citoyennes de la presse, prévues du 12 au 14 décembre prochain. Selon les lignes de la convention signée à cet effet, Intégration (représenté par Thierry Ndong, son directeur de publication) s’engage à diffuser les supports de communication des activités et événements de 2MC d’une part, et à leur accorder une couverture privilégiée d’autre part.

De son côté, 2MC (conduit par Valentin Siméon Zinga, son président) est tenu d’organiser des séminaires de formation, de mise à jour des personnels du journal Intégration sur les modules  et contenus divers arrêtés de commun accord. Figurent aussi sur son cahier de charge : l’association du journal Intégration dans les programmes en relation avec le journalisme; la promotion de l’image du journal lors des activités.

A celles-ci sont annoncées plusieurs personnalités de la presse nationale. Entre autres, l’on parle de Jean Claude Ottou (modérateur général), Pr Jean Emmanuel Pondi, Pr Alexis Tcheuyap de l’Université de Toronto, Pr George Madiba de l’Université de Douala, Dr Alexandre Djimeli de l’Université de Dschang, Dr François Marc Modzong (Université de Yaoundé 2- ESSTIC), Alain Blaise Batongue (journaliste et secrétaire exécutif du GICAM)…, Une leçon inaugurale est prévue. Elle sera dispensée par le Pr Jacques Fame Ndongo (ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur ) et la conférence conclusive par le Pr Daniel Anicet Noah Mbede (Université de Yaoundé 2-ESSTIC et consultant en communication Communauté urbaine de Yaoundé).

Jean-René Meva’a Amougou

 

Load More Posts